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jeudi 24 octobre 2013
L'instant de grâce
Le sourire se nourrit parfois de rien,
Et chasse les larmes aux profondes racines.
L'air se fait léger sur le cœur lourd,
Et tout mon être danse sans savoir pourquoi.
La feuille virevolte sur l'eau,
Chatoyant des couleurs du ciel,
L'instant qui passe est quelquefois si beau...
La vie passée redevient belle.
L'enfant terrorisée n'a plus peur de rien
L'espace de cet instant,
Et comme un funambule
Danse sur cette passerelle
Qui va de la naissance à la mort.
L'instant de grâce donné par Dieu,
- Par qui d'autre le serait-il?
L'instant de grâce - éternité,
L'instant - merci, l'instant - cadeau
Où l'espoir se fait joie,
Timide et balbutiante,
L'instant de grâce je le reçois
De Toi, Seigneur.
(2002)
lundi 19 août 2013
L'apprentissage de l'espoir
Tes erreurs t'enseignent Dieu
Encore et toujours
Après des tours et des détours,
Tu vois la vanité de l’inquiétude
Qui t'enfermait, en toi muré.
Quand je me tourne enfin vers Toi,
C'est là que je me retrouve,
Tu le savais bien sûr,
Tu m'attendais en souriant
Et je peux moi aussi maintenant sourire de tout cela.
Attendre paisiblement le lendemain,
Parce que tu l'habites déjà,
Et que la table est prête
Pour accueillir l'absent.
Tu es quelquefois l'absent pour moi dans l'aujourd'hui,
Mais tu tends les mains
Pour que je ne sois pas l'absent du lendemain, pour toi.
Je te bénis, sans bien savoir encore ce que c'est,
Je te dis des merci tâtonnants,
Et je t'espère depuis toujours,
Toi le Père bienveillant et fidèle.
Je me surprends à parler une langue étrangère
Qui peu à peu devient aussi la mienne,
Quand les paroles transmises rejoignent le cri des enfants tristes,
Tu nous attends, tu nous recueilles,
Nous tous les dispersés de la vie
Qui nous croyons à des distances sidérales et glacées
Les uns des autres et de Toi,
Tu nous recueilles dans ton immensité
Comme dans deux mains jointes qui font un nid.
Le silence des cœurs commence à bégayer des prières
Et le vide à se remplir d'espoir.
Merci.
(2002)
Encore et toujours
Après des tours et des détours,
Tu vois la vanité de l’inquiétude
Qui t'enfermait, en toi muré.
Quand je me tourne enfin vers Toi,
C'est là que je me retrouve,
Tu le savais bien sûr,
Tu m'attendais en souriant
Et je peux moi aussi maintenant sourire de tout cela.
Attendre paisiblement le lendemain,
Parce que tu l'habites déjà,
Et que la table est prête
Pour accueillir l'absent.
Tu es quelquefois l'absent pour moi dans l'aujourd'hui,
Mais tu tends les mains
Pour que je ne sois pas l'absent du lendemain, pour toi.
Je te bénis, sans bien savoir encore ce que c'est,
Je te dis des merci tâtonnants,
Et je t'espère depuis toujours,
Toi le Père bienveillant et fidèle.
Je me surprends à parler une langue étrangère
Qui peu à peu devient aussi la mienne,
Quand les paroles transmises rejoignent le cri des enfants tristes,
Tu nous attends, tu nous recueilles,
Nous tous les dispersés de la vie
Qui nous croyons à des distances sidérales et glacées
Les uns des autres et de Toi,
Tu nous recueilles dans ton immensité
Comme dans deux mains jointes qui font un nid.
Le silence des cœurs commence à bégayer des prières
Et le vide à se remplir d'espoir.
Merci.
vendredi 16 août 2013
Petit poème pour rien à Celui qui est tout
Comme un sourire au ciel d'été,
Comme un regard qui n'a plus peur,
Comme un éclair d'amitié,
Des mots pour rien
Disent
Aériens
Dans la brise
La joie légère, le rire au coin du cœur,
L'allégresse, et la splendeur
Du ciel, des arbres, de la terre,
Même des tourterelles
Qui disent et redisent mille et mille fois
La même ritournelle;
La joie du jour qui commence,
Et le soir,
Quand les légers nuages dansent,
Et déchirent de blancheur
L'espace presque noir,
Rideaux qui s'écartant dévoilent
Comme un début d'éternité.
Tu es parfois très loin, mon Dieu,
Parfois très proche,
Je te dis, comme je peux,
Je t'ai ouvert la porte,
Reste, ô mon Dieu!
(printemps 2002)
lundi 12 août 2013
Réponse
III
L'erreur qui écrase les jours,
L'erreur horrible qui hante
Et les soirs et les nuits,
L'erreur sans recours,
L'erreur qui te poursuit,
Qui ne laisse aucune chance
Et qui t'anéantit...
L'erreur est commise, irréparable,Je n'ai qu'un recours,
Je te l'apporte, Dieu secourable,
Et te remets jour après jour
Tous ceux que j'ai blessés, ignorés, chassés,
Ceux qui m'étaient insupportables,
Ceux que je n'ai pas compris.
Tu me donnes alors la paix
Car tu connais ces mal aimés,
Toi seul peux rejoindre au creux de leur vie
Leur mystère d'espoirs et de cris,
Tu peux devenir le Seigneur de leur vie,
Jésus Seigneur et Christ
A donné sa vie pour eux et pour moi,
Frères et sœurs il nous a faits,
Frères et soeurs d'éternité,
Dans ton Royaume et dans ta paix.
Chante à tue-tête,
Accroche des guirlandes d'alléluias
A toutes les fenêtres et toutes les portes,
A tous les arbres du jardin,
Et suspends-y tous les merci,
Tous les merci que tu peux dire
Au Seigneur de ta vie,
Les merci d'hier et d'aujourd'hui,
Et les merci pas encore là,
Et danse, danse, et vis ta vie comme une danse de joie
Devant ton Dieu vivant qui t'aime et qui t'attend!
(printemps 2002)
dimanche 11 août 2013
Vire-volte
De tout, de rien, un peu, beaucoup,D'un peu de tout et presque rien
Est faite la vie, la journée,
La nuit, les années...
La ronde amère des jours
Que ronge l'amertume
S'évanouit dans la brume,
La ronde légère des jours
Est revenue comme autrefois.
Quand rien ne pèse ou ne menace,
Instant si rare et si précieux,
C'est le moment de la grâce
C'est le cadeau de Dieu
Quand il tourne sa face
Vers son enfant perdu,
Quand son sourire efface
Toute misère et tout rêve perdu.

Laisse-moi me retourner, Seigneur,
Un instant sur mes rêves passés,
Sans regret, sans remords, sans frayeur
Pour libérée Te suivre,
Pour enfin vraiment vivre
La voie que Toi tu as tracée.
(printemps 2002)
samedi 10 août 2013
Quand passe la nuée...
Peu de temps, beaucoup, ou rien...
Quand demain efface l'aujourd'hui
Ou quand l'azur efface la nuit,
Entre un peu de mal, un peu de bien...
La porte s'ouvre vers l'espace
Blanc de brouillard ou gris de pluie,
Voyez l'ombre qui passe,
Et toutes celles qui fuient...
L'ombre de Dieu effleure la terre
Qui s'illumine à son passage.
Elles tournent, les pages,
Attendent l'inventaire...
Ou l'inventeur...? le créateur...?
L'ombre revient, s'attarde,
A droite, à gauche, ici et là, comme au hasard,
Insaisissable et pourtant là...
Souffle de vie, souffle d'espoir,
Présence insolite et sûre,
Tu ne te donnes pas à voir,
Pas à savoir, pas à saisir,
Mais je ne pourrais plus vivre sans Toi.
(printemps 2002)
Quand demain efface l'aujourd'hui
Ou quand l'azur efface la nuit,
Entre un peu de mal, un peu de bien...
La porte s'ouvre vers l'espace
Blanc de brouillard ou gris de pluie,
Voyez l'ombre qui passe,
Et toutes celles qui fuient...
L'ombre de Dieu effleure la terre
Qui s'illumine à son passage.
Elles tournent, les pages,
Attendent l'inventaire...
Ou l'inventeur...? le créateur...?
L'ombre revient, s'attarde,
A droite, à gauche, ici et là, comme au hasard,
Insaisissable et pourtant là...
Souffle de vie, souffle d'espoir,
Présence insolite et sûre,
Tu ne te donnes pas à voir,
Pas à savoir, pas à saisir,
Mais je ne pourrais plus vivre sans Toi.
(printemps 2002)
vendredi 9 août 2013
Quand tout change
Il suffit de peu de choses
Pour éclairer tout et rien,
Des pensées écloses
Au fond des jours anciens
Reviennent et se posent
Avec d'autres couleurs,
Une autre musique,
Un air de danse au lieu des pleurs,
Les oiseaux-lyre dansent
Quand se fanent les peurs...
Le jour semblable est différent
Quand ont changé l'air et le vent,
Ce qui t'entoure a changé de couleur,
Même la nuit se couvre d'arcs-en-ciel,
Le jour s'ouvre comme une fleur
Et tu vois la vie revenir,
Demain redevient souriant,
Il te reparle et t'entend,
Celui que de tout temps,
Du temps de ton enfance et du temps d'à présent
Tu voulais savoir là.
Merci, Seigneur mon Dieu,
Pour le pardon et pour l'espoir,
Pour ton retour au creux du soir.
La route s'enlisait dans les sables,
Tout était devenu redoutable,
Mais l'ombre de ta présence et l'écho de ta voix
Récrivent la carte, esquissent le chemin
Qui même en pointillé conduit vers d'autres lieux,
Vers d’autres cieux,
Vers Toi mon Dieu.
(printemps 2002)
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