II
L'effacement est-il de mise
Et qu'est-il en vérité?
S'effacer derrière quoi, derrière qui?
Effacer quoi, effacer qui?
Effacer le rien qui hante,
Et le trop plein qui déborde,
Les petits remords,
Les grandes plaintes...
Effacer rabote jusqu'au néant,
La fragile transparence
Ne résiste plus à la danse
Des assaillants.
Je voudrais alors flotter dans le sommeil,
Pour fuir les peurs,
M'enfuir au cœur de la nuit, sans soleil,
Sans bruit, sans passé ni futur,
Trouver le cocon idéal,
Ouaté, confortable, isolé
Où même l'ennui n'existe pas,
La fin de la spirale.
Effacée , la peur? Effacé l'espoir?
Toi seul, Seigneur,
Peux tout changer,
L'enfant a peur dans le noir,
Viens le bercer...
(printemps 2002)
lundi 12 août 2013
les hurlements de ma jeunesse
I
Des stries, partout des stries
Tapissent la ville
Et les cris glapissent
Et les pitres striés
S'animent pour crever
Sous les yeux stridents
Des Euménides satisfaites.
Je suis une strie
Sur le mur immense,
Une strie perdue parmi d'autres stries,
Une strie qui crie parmi d'autres cris,
Une strie vivante parmi d'autres vies,
Une strie qui crève parmi quelques rêves.
Des stries tapissent la pièce,
Découpent le ciel,
Et les stries se perdent
Jusque dans le sol assoiffé
Où les crevasses s'entrecroisent
Et le sol s'effrite
Sous l’œil las des dieux imaginaires.
(écrit vers 1980)
Des stries, partout des stries
Tapissent la ville
Et les cris glapissent
Et les pitres striés
S'animent pour crever
Sous les yeux stridents
Des Euménides satisfaites.
Je suis une strie
Sur le mur immense,
Une strie perdue parmi d'autres stries,
Une strie qui crie parmi d'autres cris,
Une strie vivante parmi d'autres vies,
Une strie qui crève parmi quelques rêves.
Des stries tapissent la pièce,
Découpent le ciel,
Et les stries se perdent
Jusque dans le sol assoiffé
Où les crevasses s'entrecroisent
Et le sol s'effrite
Sous l’œil las des dieux imaginaires.
(écrit vers 1980)
dimanche 11 août 2013
Vire-volte
De tout, de rien, un peu, beaucoup,D'un peu de tout et presque rien
Est faite la vie, la journée,
La nuit, les années...
La ronde amère des jours
Que ronge l'amertume
S'évanouit dans la brume,
La ronde légère des jours
Est revenue comme autrefois.
Quand rien ne pèse ou ne menace,
Instant si rare et si précieux,
C'est le moment de la grâce
C'est le cadeau de Dieu
Quand il tourne sa face
Vers son enfant perdu,
Quand son sourire efface
Toute misère et tout rêve perdu.

Laisse-moi me retourner, Seigneur,
Un instant sur mes rêves passés,
Sans regret, sans remords, sans frayeur
Pour libérée Te suivre,
Pour enfin vraiment vivre
La voie que Toi tu as tracée.
(printemps 2002)
samedi 10 août 2013
Quand passe la nuée...
Peu de temps, beaucoup, ou rien...
Quand demain efface l'aujourd'hui
Ou quand l'azur efface la nuit,
Entre un peu de mal, un peu de bien...
La porte s'ouvre vers l'espace
Blanc de brouillard ou gris de pluie,
Voyez l'ombre qui passe,
Et toutes celles qui fuient...
L'ombre de Dieu effleure la terre
Qui s'illumine à son passage.
Elles tournent, les pages,
Attendent l'inventaire...
Ou l'inventeur...? le créateur...?
L'ombre revient, s'attarde,
A droite, à gauche, ici et là, comme au hasard,
Insaisissable et pourtant là...
Souffle de vie, souffle d'espoir,
Présence insolite et sûre,
Tu ne te donnes pas à voir,
Pas à savoir, pas à saisir,
Mais je ne pourrais plus vivre sans Toi.
(printemps 2002)
Quand demain efface l'aujourd'hui
Ou quand l'azur efface la nuit,
Entre un peu de mal, un peu de bien...
La porte s'ouvre vers l'espace
Blanc de brouillard ou gris de pluie,
Voyez l'ombre qui passe,
Et toutes celles qui fuient...
L'ombre de Dieu effleure la terre
Qui s'illumine à son passage.
Elles tournent, les pages,
Attendent l'inventaire...
Ou l'inventeur...? le créateur...?
L'ombre revient, s'attarde,
A droite, à gauche, ici et là, comme au hasard,
Insaisissable et pourtant là...
Souffle de vie, souffle d'espoir,
Présence insolite et sûre,
Tu ne te donnes pas à voir,
Pas à savoir, pas à saisir,
Mais je ne pourrais plus vivre sans Toi.
(printemps 2002)
vendredi 9 août 2013
Quand tout change
Il suffit de peu de choses
Pour éclairer tout et rien,
Des pensées écloses
Au fond des jours anciens
Reviennent et se posent
Avec d'autres couleurs,
Une autre musique,
Un air de danse au lieu des pleurs,
Les oiseaux-lyre dansent
Quand se fanent les peurs...
Le jour semblable est différent
Quand ont changé l'air et le vent,
Ce qui t'entoure a changé de couleur,
Même la nuit se couvre d'arcs-en-ciel,
Le jour s'ouvre comme une fleur
Et tu vois la vie revenir,
Demain redevient souriant,
Il te reparle et t'entend,
Celui que de tout temps,
Du temps de ton enfance et du temps d'à présent
Tu voulais savoir là.
Merci, Seigneur mon Dieu,
Pour le pardon et pour l'espoir,
Pour ton retour au creux du soir.
La route s'enlisait dans les sables,
Tout était devenu redoutable,
Mais l'ombre de ta présence et l'écho de ta voix
Récrivent la carte, esquissent le chemin
Qui même en pointillé conduit vers d'autres lieux,
Vers d’autres cieux,
Vers Toi mon Dieu.
(printemps 2002)
jeudi 8 août 2013
Quand souffle le vent...
Où va le vent? D'où vient le vent?Tu surnages
Tu nages à contre-courant
Souvent
Et les pages se tournent d'arrière en avant
Quand les rois mages cherchent l'enfant.
Tu ne sais d'où tu viens, tu ne sais où tu vas,
Mais pour autant
L'as-tu reçu, entendu,
L'Esprit qui fait vivre vraiment?
Fais-lui confiance...
"Fais-moi confiance..."
Ecoute et va de l'avant,
En conscience et sous le vent...
Misère arrière et joie devant,
Parfois contraire,
La misère est devant,
La joie
Ephémère
Malgré les chants.
Où t'en vas-tu toi qui tâtonnes?
Au gré de la bourrasque
Enlève les masques
Et sois comme le vent.
(printemps 2002)
Vers la joie
En travers et dans les marges,
Pour l'amour de rien de tout,
Tu plonges et tu surnages,
La coupe est pleine de boue...
La coupe d'étoiles pleine,
La coupe déborde de joie,
Elle coule et pleure à la peine,
Et ne sait plus pour qui pour quoi...
Coupe d'espoir, coupe de brume
Que tu boiras sans plus attendre,
Le feu bientôt se rallume
Au creux de la cendre.
Et la vie berce les petits
Qui ne savent rien encore
Et la vie berce les plus vieux
Jusqu'à la mort ...
Et la porte sur le vide
S'est ouverte, s'est rouverte...
Vers quel quai, vers quel port?
Et vers les cieux...sans effort...
Quelqu'un t'attend, là,
Quelqu'un t'accueille et te sourit,
Il va te prendre dans ses bras,
Toi l'enfant qui toute ta vie
N'a pas ce souvenir là.
Tu retrouves l'arbre de vie,
La paix, le silence et la joie.
La chaleur du soleil dans la prairie,
La paix, la lumière et la joie...
(printemps 2002)
Pour l'amour de rien de tout,
Tu plonges et tu surnages,
La coupe est pleine de boue...
La coupe d'étoiles pleine,
La coupe déborde de joie,
Elle coule et pleure à la peine,
Et ne sait plus pour qui pour quoi...
Coupe d'espoir, coupe de brume
Que tu boiras sans plus attendre,
Le feu bientôt se rallume
Au creux de la cendre.
Et la vie berce les petits
Qui ne savent rien encore
Et la vie berce les plus vieux
Jusqu'à la mort ...
Et la porte sur le vide
S'est ouverte, s'est rouverte...
Vers quel quai, vers quel port?
Et vers les cieux...sans effort...
Quelqu'un t'attend, là,
Quelqu'un t'accueille et te sourit,
Il va te prendre dans ses bras,
Toi l'enfant qui toute ta vie
N'a pas ce souvenir là.
Tu retrouves l'arbre de vie,
La paix, le silence et la joie.
La chaleur du soleil dans la prairie,
La paix, la lumière et la joie...
(printemps 2002)
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